Naissance d'une deuxi?me nation
Joseph Banks fit une proposition parlementaire et Lord Sydney suggéra au Roi d’Angleterre de créer une colonie pénitentiaire à Botany Bay, en Australie.

De multiples raisons tant sociales, économiques que stratégiques donnèrent l’accord d’expédier les prisonniers des prisons surpeuplées sur le continent australien.

Ils étaient Anglais, Irlandais, Ecossais et tous n’étaient pas des grands brigands ou des agitateurs politiques aux yeux de l’Angleterre.

Entre les années 1788 et 1868 plus de 160 000 hommes et femmes furent envoyés par le gouvernement britannique et pâtirent d’un rude voyage entre l’Angleterre et l’Australie. Ils voguèrent sur des bateaux à voiles, et le voyage pouvait durer jusqu’à 10 mois, avec une nourriture pauvre et un manque d’exercice.

Les officiers et convicts ont bâti la ville de Sydney. Produire de la nourriture, notamment gérer toute culture céréalière s’avérait une tache difficile, due au climat et au sol. Ils construirent des abris, cabanes maisons, des routes, un hôpital, les éléments essentiels pour survivre.

Les institutions britanniques et la religion protestante imposèrent l’ordre social.

 

LA PREMIERE FLOTTE DE CONVICTS

18 Janvier 1788

Le Capitaine Arthur Phillip arrive à Botany Bay. Une vaste baie bien abritée et située plus au nord paraît idéale pour installer le ‘camp’ que Phillip nomme ‘Port Jackson’.

 

26 Janvier 1788

Phillip prend possession de la Nouvelle Galle du Sud au nom du Roi George. Il est nommé Commandant en chef et gouverneur général de la Nouvelle Galles du Sud

 

07 Février 1788

La colonie de Nouvelle Galles du Sud est proclamée

 

Décembre 1789

Naufrage du bateau GUARDIAN apportant des provisions.

 

Juin 1790

Deux ans passent et une deuxième flotte de 4 bateaux arrive avec du ravitaillement et des nouvelles d'Europe.

 

Les hommes et les femmes de la deuxième flotte arrivent en Nouvelle Galles du Sud. On cultivait à ‘Parramatta’, ‘Toongabbie’, ‘Prospect Hill’ et les villes grandissent avec de nouveaux magasins.

 

Les premiers migrants libres débarquèrent à Sydney, en 1792, comprenant 9 adultes et 4 enfants. Ils obtinrent un lopin de terre dont la dimension des parcelles était d’environ 100 acres (20 à 40 hectares), des provisions et des vêtements pour durer deux ans et même une aide pénale, par des convicts ‘assignés’ leur était fournie pour les taches agricoles ou domestiques.

 

LE 19 EME SIECLE

La campagne autour de Sydney n’était pas idéale pour l’agriculture et le manque d’expérience de la main-d’œuvre dans ce domaine, dans un environnement plutôt sec, donna l’idée d’importer des moutons ‘mérinos’. 7000 riches immigrants de souche britannique arrivèrent en Australie, accompagnés de leurs moutons, entre 1820 et 1830, et furent nommés les "Purs Mérinos".

 

La main-d’œuvre agricole était nécessaire et des colons libres d’Angleterre et Irlande débarquèrent, suivie des Allemands qui s’intéressèrent à la viticulture et à l’industrie du vin en Australie Méridionale, particulièrement dans la ‘Barossa Valley’. Dès 1842, des Allemands de Prusse et de Silésie faisaient du vin.

 

La fièvre de l’or amena des chercheurs d’or et des ‘diggers’ chinois. 700 000 personnes débarquèrent en Australie dans la décennie suivant 1848. Vers la fin de 1852, 15 000 personnes par mois arrivèrent à Melbourne. Les Asiatiques étaient plus nombreux que les colons européens qui s’en inquiétèrent, et en 1895, les mineurs chinois eurent leurs licences de prospecteurs confisquées.

 

Des petits groupes d’immigrants d’origine italienne, allemande, grecque, espagnole et polonaise s’installent en Australie. Dans les années 1890 l’immigration était jugée trop importante. On clamait une : "Australie pour les Australiens". A la fin du 19è siècle quand les Juifs furent persécutés, et même massacrés en Russie et Pologne, ils s’exilèrent aux Etats-Unis et en Australie.

 

La grande dépression de 1880 et les grèves de 1890 secouèrent le Gouvernement Australien qui eut du mal à faire régner son rôle d’arbitre dans les affaires sociale, financière et syndicale.

 

Le ‘Labor’ devint la nouvelle appellation du parti politique travailliste qui poussait les libéraux à investir davantage l’Etat dans les affaires du monde économique et social.